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  • Cannelle 2 Marc de Metz 2012

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  • Aveu intime 2 Marc de Metz 27 03 2013

      

     

     

     

    J’ai peut être été un bon samaritain dans des temps anciens.

    En voyant cette enseigne, j’ai tout de suite pensé : je n’en suis pas un !

    Cette certitude me permet depuis des années de vivre avec plus de simplicité.

    Je n’ai plus l’âme du bon samaritain : il me fallait mieux vivre, alors j’y ai renoncée.

    Depuis, je n’ai plus été autant vexé, déçu, blessé voire humilié que lorsque j’aimais l’être.

    Je suis encore beaucoup de choses mais plus ce bon samaritain exploitable et corvéable.

     

     

     

     

    Aveu intime 1 Marc de Metz 27 03 2013

     

     

     

     

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  • MP-Partager-la-vie-07-09.jpg

     

     

     

     

    Papa divorcé, j’ai eu très souvent mes enfants avec moi au cours de milliers de fin de semaine : il fallait les occuper... Mélanie avait six ans lorsque je lui ai demandé si elle n’avait pas envie de connaître enfin la vraie histoire de son arrivée dans notre famille. Pour qu’elle me réponde oui, j’ai rajouté qu’en plus c’était une merveilleuse et incroyable histoire unique au Monde...

     

    Je passe sur le regard de sa sœur, celui où j’ai capté à peu près ceci : « Papa, je t’en prie, épargne Mélanie. Je ne sais pas ce que tu veux lui raconter, mais je sais qu’elle va te croire car tu racontes tout de telle façon qu’elle va marcher à fond comme moi à son âge.».

     

    Mélanie, un jour, maman et moi étions en train de faire les courses au Cora de Borny (il me fallait être crédible et nous habitions alors ce quartier de Metz). J’avais laissé maman dans le rayon des conserves pour aller chercher des fruits dans un autre rayon.

     

    Lorsque je suis revenu, j’ai trouvé maman accroupie entre notre caddy et les rayonnages. Je me suis approché et je lui ai demandé ce qu’elle faisait.

     

    - C’est bizarre mais j’entends un petit bébé pleurer.

    - Tu entends un bébé pleurer, mais où ?

    - Là quelque-part, tout près de moi. Tu ne l’entends pas ?

     

    J’étais encore debout près et je n’entendais aucun bébé pleurer. Tu sais bien Mélanie, au Cora il y toujours de la musique de fond alors je n’entendais pas ce bébé dont me parlait maman.

     

    - Non, d’ici je n’entends pas de bébé pleurer, tu es sure de toi ? C’est pas possible !

    - Marc, approche-toi et tu l’entendras aussi.

     

    Mélanie, dès que je me suis baissé, malgré le bruit, j’ai entendu le bébé. C’était incroyable, mais moi aussi là j’entendais un bébé pleurer doucement.

     

    - Alors, tu l’entends ?

    - Oui, j’entends bien un bébé qui pleure. Mais il est où ?

    - Je suis sure qu’il est dans une boîte de conserve !

    - Dans une boîte de conserve ? Mais il y en a des milliers !

    - Je sais, mais il faut absolument qu’on trouve dans laquelle est le bébé.

    - Oui, tu as raison, on doit trouver ce bébé qui pleure.

     

    Alors Mélanie, maman a cherché de son côté et moi du mien, pendant longtemps. Maman était près des boites de raviolis et moi près des légumes. Ta sœur adorait les raviolis gratinés. Alors, maman de temps en temps lui en achetait.

      

    - Marc, Marc, MARC... je crois que j’ai trouvé le bébé, viens écouter, vite.

    - J’arrive, j’espère que tu as raison.

    - Là Mélanie, j’ai tout de suite compris que maman avait trouvé la bonne boîte.

    - Tu entends ? Le bébé, il est dans cette boîte.

     

    Maman était boulversée. Elle tenait dans sa main une boîte et je peux te dire que moi aussi j'étais très ému. Les gens qui passaient nous regarder car nous étions maman et moi accroupis et nous chuchotions.

      

    - Oui, je l’entends. Mais que va-t-on faire de lui ?

    - On va le ramener à la maison. Il faut tout de suite passer à la caisse et rentrer.

    - Oui, tu as raison, on y vas vite.

    - Marc, pourvu que le bébé ne pleure pas quand on passera à la caisse. J’ai peur.

     

    Mélanie ne disait rien, elle m’écoutait. Sa sœur elle aussi m’écoutait. J’ai alors expliqué qu’heureusement le bébé avait été très sage lorsque nous sommes passés en caisse car nous ne pouvions pas quitter le Cora sans régler normalement nos achats. Nous ne devions rien faire qui puisse attirer l’attention des vigiles. Nous devions très rapidement ramener ce bébé sain et sauf à la maison et c’est ce que nous avons fait. J’ai même précisé à ma fille que maman tenait la boîte sur son cœur et qu’elle n’arrêtait pas de parler tout doucement au bébé.

     

    Tu ne le sais pas Mélanie, mais nous avons laissé les courses dans la voiture car nous étions très impatients de faire la connaissance du bébé dans la boîte. Là il a fallu que nous réfléchissions très vite pour trouver comment le délivrer de cette boîte..

     

    - Marc, on ne peut pas se servir de l’ouvre-boîte électrique, le bébé va avoir trop peur.

    - Oui, tu as raison. Il est où l’autre ?

    - Là, dans le tiroir. Fait vite Marc, le bébé ne pleure plus, mais je l'entends.

    - Tu veux ouvrir la boîte, c’est toi qui la trouvée.

    - Non, j’ai trop peur. Fais-le toi.

     

    Mélanie, j’ai alors ouvert la boîte tout doucement. Maman parlait au bébé pour le rassurer. Il ne pleurait plus mais nous l’entendions gazouiller. Maman, te parlait car c’était toi dans la boîte de raviolis. Oui, ma chérie, tu es arrivée dans notre famille dans une boîte de conserve. Tu te doute que maman et moi, nous étions fous de joie : un nouveau bébé dans notre vie et en plus un bébé magnifique, si beau et c'était toi.

     

    A ce moment là, je me suis levé, laissant Mélanie rêveuse, attendrie et souriante. Sa sœur elle me suivait du regard. Je suis allé dans le coin cuisine et j’en suis revenu en cachant quelque chose dans mon dos.

     

    - Mélanie, j’ai la preuve que tu es arrivée de cette façon extraordinaire dans notre famille. Veux-tu la voir pour être sure que c’est la vraie histoire de ta naissance ?

    - Oui papa.

     

    Sa sœur ne me quittait pas des yeux d’une seconde. J’ai alors montré à Mélanie ce que je cachais dans mon dos. C’était une boîte de raviolis BUITONI.

     

    - Ma chérie, comme maintenant tu sais lire, tu peux voir bien que BUITONI c’est notre nom de famille. C'est pour cela que tu t’appelles Mélanie BUITONI. C’est la preuve que je viens de te raconter la vraie histoire de ton arrivée dans notre famille. J’avais raison, c’est bien une histoire extraordinaire.

     

    Mélanie était scotchée et émue. Comme c’était une petite boîte, je la lui ai tendue en lui disant qu’elle, elle était arrivée dans une bien plus grande boîte.

     

    Environ deux mois après, sa sœur m’a demandé de bien vouloir dire à Mélanie que c’était une histoire que j’avais inventée. Elle venait de l’entendre raconter, à l’une de ses copines de classe "la vraie histoire de son arrivée dans sa famille". C’était à moi de me débrouiller avec Mélanie, c'est que j’ai fait…

     

    Etait-ce de ma faute si j’ai pu faire croire cela à ma fille : NON ! C’est celle de notre nom de famille. Lui seul m’a permis de faire rêver Mélanie quelques semaines en existant alors sur des boîtes de conserve.

     

    Je n’avais jamais imaginé que Mélanie puisse avoir cru à ce point à mon histoire. J’étais persuadé que sa sœur et sa maman lui diraient la vérité dès le soir. Comme Mélanie n'en parlait pas lorsque nous avons été ensemble dans les semaines suivantes, je ne pouvais pas me douter qu'en plus elle le racontait, très fière, à ses copines de classe…

      

    C’est beau "Mélanie Buitoni". Mais ce n’est pas notre nom de famille.

    A la place des raviolis il y avait un autre produit dans la boîte de conserve.

    Le reste de cette histoire et vrai et je n'ai toujours pas honte.

    Au contraire j'en ris encore et il y a prescription.

    Mélanie a eu 36 ans en avril.  

     

     

     

     

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