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Saint-Pierre-aux-Nonnains serait le plus vieux monument religieux existant en France. Elle se dresse au dessus de la Moselle dans un écrin de verdure et sa silhouette est particulièrement magnifique vue des jardins de l’Esplanade.

C’est un édifice datant de 380 après J.-C, construit par les Gallo-Romains. À l’époque romaine, le bâtiment est intégré à un ensemble thermal. Au VIIe siècle, il devient la chapelle d’une abbaye de bénédictines. La nef romane est construite vers l’an 1000, lorsque Metz faisait partie du Saint-Empire romain germanique.

À l’époque romane, au Xe siècle et au XIe siècle, l’empereur Othon enrichit l’abbaye et de grands travaux sont entrepris.


Au XVe siècle et au XVIe siècle, des voûtes gothiques sont construites au-dessus de la nef et des bas-côtés. Malheureusement, le siège de Charles Quint en 1552 ruine en partie l’église. À partir de 1556, au moment de la construction de la citadelle par les Français, Saint-Pierre-aux-Nonnains devient un entrepôt militaire et le restera jusqu’au XXe siècle.

Les éléments décoratifs témoignent d’une inspiration de motifs paléochrétiens à un art « barbare ». Ces derniers sont de trois sortes :

tout d’abord sont présentes des représentations végétales : arbre de vie sortant d’un calice, palmettes, rinceaux, terminés parfois par une tête de serpent, ensuite viennent les décors géométriques, constitués d’arcades, de damiers…

Pour finir, les entrelacs animaliers, faits de serpents surtout. Le corps est constitué d’un ruban composé, dont la tête en « canard » marquée d’un œil à l’orbite circulaire traitée en relief.

L’on peut y remarquer la permanence de signes de la culture romaine à travers la civilisation barbare, l’édifice ayant trouvé une affectation nouvelle à cette période.


Le fait que Saint-Pierre-aux-Nonnains ait été une possession royale ou impériale a permis de conserver quelques actes majeurs qui attestent sa fondation à l’époque mérovingienne.

Cette origine est corroborée par un diplôme d’Otton Ier, répété même chez Otton II et Otton III. Référence y est faite au privilège du roi Thierry accordant aux moniales le droit d’élire leur abbesse et de choisir leur avoué.


Cet édifice conserve le témoignage multiple des évolutions successives esthétiques et historiques : styles roman, gothique, puis son intégration à la citadelle militaire dans laquelle il est forclos lorsque la ville devient une place forte défendant le royaume de France.






Une très belle restauration du bâtiment a été entreprise dans les années 1970. Depuis, Saint-Pierre-aux-Nonnains est une exceptionnelle salle de concerts et d’expositions.







