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Le fort de Queuleu est l’un des sites de promenades familiales des plus prisés à Metz. Un magnifique parcours de santé y est installé depuis des années.
Il est aussi en Moselle le mémorial départemental de la déportation. C’est un fort construit avant la guerre de 1870 entre l’Allemagne et la France. Cette guerre a été suivie par l’annexion de l'Alsace-Moselle jusqu’en 1918.
Après cette défaite et pendant l’annexion, les allemands achevèrent le fort. Personne n’ignore qu’en 1940 les allemands annexèrent à nouveau ces trois départements français.
C’est dans ce même fort que les nazis en octobre 1943 installèrent un camp de transit qui était en fait un épouvantable camp de concentration d'Internement (S.S. Sonderlager). Il était destiné notamment aux résistants et réfractaires à la présence allemande.
Entre 1 500 et 1 800 personnes sont passées par le fort de Queuleu. 36 d'entre elles y décédèrent, victimes des nombreuses tortures et sévices infligés par le commandant du camp. Seuls quatre détenus réussirent à s'évader le 19 avril 1944.
A l'issue de leur passage au fort de Queuleu, dans des conditions de vie lamentables, soumis à la violence et à la brutalité, les détenus étaient transférés vers d'autres camps dressés sur le territoire français annexé : Natzweiler-Struthof pour les hommes et ceux de Schirmeck (tous les deux en Alsace à proximité immédiate de l’Allemagne), puis de Ravensbrück pour les femmes.
Metz a subi par deux fois le joug brutal de l’occupant allemand puis Nazi. Durant ces deux périodes il eut à cœur de germaniser la ville sur les ordres de ses dirigeants. Si Metz est réconciliée avec son patrimoine allemand, elle ne peut effacer de sa mémoire les souffrances endurées et les conséquences de ces deux périodes pour des milliers de mosellans. C’est au travers de ces photos que je vous propose de découvrir ce site empreint d’une terrible gravité silencieuse, propice au souvenir et au respect.