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J'ai eu au début de ce mois de septembre l'honneur de photographier le Palais du Gouverneur depuis le ciel...

Construit entre 1902 et 1904 il a été conçu comme un château de style Renaissance allemande.
Il l'a été, pendant l'annexion de Metz entre 1871 et 1918, pour être le siège du commandement du XVIe corps allemand en garnison à Metz.
Il l'a aussi été pour être la résidence officielle de l'empereur Guillaume II d'Allemagne pendant ses séjours.

Hier, c'est sous une pluie très très battante que nous avons emprunté ce portail.

Le palais n'est en effet ouvert au public que pendant les journées du patrimoine.

Dès l'entrée, pour nous qui sommes familiers de ce style, plus de doute possible : nous étions bien dans un prestigieux bâtiment officiel construit par les allemands.

Les étages ne sont pas accessibles au public pendant ces journées portes ouvertes...

Un partie du rez-de-chaussée l'est.

Le balcon des musiciens rappelle que l'actuelle salle d'armes servait de salle de réception et de bal.

Hier elle était, pendant notre visite, salle de concert.

C'est depuis l'une de ses fenêtres que j'ai fait cette photo du parc côté façade principale. Il pleuvait.

Il pleuvait encore lorsque j'ai dirigé Lumix vers une autre partie des jardins.

Cette rotonde romantique jouxte le salon aux oiseaux.

Ce sont eux, visibles dans les moulures du plafond, qui ont donné ce nom à cette pièce d'apparat.

Le palais est actuellement la résidence du gouverneur militaire de Metz.
Il est le commandant de la Région terre Nord-Est.
Il est le commandant des forces françaises et de l'élément civil en Allemagne.
Il est Officier Général de la zone de défense et de sécurité Est.
Il est subliment logé...

Le salon de musique est principalement utilisé pour y organiser des repas officiels.

La beauté de ses moulures n'a rien à envier à celles du salon au oiseaux...

Les fenêtres de ces pièces donnent toutes sur le vaste parc derrière le palais.

La table était très joliment mise. Je suppose qu'aucun des centaines de visiteurs n'a été convié à dîner...

Nous sommes repassés par le couloir qui dessert les pièces de la partie autorisé à la visite.

Pour continuer à "éviter" les dizaines de visiteurs qui s'y trouvaient en même temps que nous, j'ai beaucoup dirigé Lumix vers le haut...

Les nombreux vitraux ne sont certainement pas ceux d'origine . A l'époque de la construction ils étaient obligatoirement à la gloire de la puissance de l'empire allemand et de celle de son empereur...

Vu dans le hall : je ne sais pas vraiment pourquoi... mais cette baignoire-jardinière-zen m'a fait plus penser à l'empereur du Japon qu'à celui d'Allemagne.

C'est au plus gros d'une très antipathique averse que nous aurions pu aller faire un tour dans le parc. Nous en avons fait le tour depuis une porte-fenêtre donnant sur cette terrasse.

Lui... il a été offert, par le 160e régiment d'infanterie russe, il y a très très longtemps...
Il tient une plaque commémorative en cuivre si rutilante qu'elle est devenue sur cette photo un miroir.
Désolé de vous décevoir. Non il ne tient pas une tablette numérique !

Le trop grand là à gauche je n'ai pas réussi à l'éviter. Je ne lui en tient pas rigueur. Ce n'est pas de sa faute s'il dépassait d'une tête la bonne trentaine de visiteurs présents à ses côtés dans le couloir...

Très souvent, pour "gommer" les traces du passé allemand des bâtiments construits pendant l'annexion, le blason de la ville de Metz a été utilisé. C'est le cas dans le vitrail central.

Aussi rutilant que la plaque tenue par l'ours tué par la Compagnie de Chasseurs russes du régiment d'Abkhasie (l’Abkhazie est située dans les frontières internationalement reconnues de la Géorgie).

Le haut : terrain miliaire... défense de monter...

L'escalier interdit, magnifique et imposant...

C'est sous ses marches que j'ai photographié ce très "cosy" coin salon...

J'ai laissé passé des dizaines de visiteurs avant de faire cette photo...

Je n'ai pas vu cette jeune fille dans cette dernière photo, celle de ce reflet...

Lors de ma première visite (pendant les journées du patrimoine 2010) j'avais fait ces photos depuis le parc. Il ne faisait pas beau mais au moins il ne pleuvait pas à verse comme hier.

Je n'avais pas encore Lumix. Ces photos prises avec Kodak me permettent de vous montrer le palais côté jardin. A droite, au premier étage, il y a un jardin d'hiver.

Voici la partie de la terrasse sur laquelle donne la rotonde du salon aux oiseaux.

C'est avec cette photo, elle aussi prise en 2010, que je termine cet article car hier elle était impossible à faire sans noyer Lumix...