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Je vous propose de descendre en ma compagnie la rue aux Ours, c'est plus facile que de la remonter et c’est d'ailleurs ce que font ces deux agents de sécurité dans l'une des rues les plus tranquilles au cœur de Metz.

Le Cercle des Officiers est installé dans le couvent de l'ancienne abbaye Saint-Arnould depuis 1919 et il peut y avoir de l’animation au moment de l'heure de midi car les militaires gradés y sont nombreux à venir déjeuner dans cette magnifique "cantine".

Au bout de l'allée du Cercle, il y a la maison natale de Paul Verlaine (volets blancs). Elle est officiellement rue Haute Pierre mais aussi au bout de la rue aux Ours.

La cour du Cercle c'est le cloître de l'ancien couvent. Je suppose qu'aucun match de volley n'y a jamais été disputé entre officiers sportifs ni même une partie de pétanque...

J'envie toujours Annick d'Amiens lorsqu'elle présente sur sa ville des photos "avant" et "maintenant". Alors j'ai eu envie de faire de même et cela me permet de vous montrer le cloître du Cercle aux environs de la fin du 19e siècle.

Puis de vous le montrer actuellement. Ce qui est incroyable c'est que la végétation soit encore la même.

Le Cercle est magnifique à l'intérieur. J'ai beau être fils d'officier supérieur je n'y pénètre que pendant les journées du patrimoine.

La grande salle du Cercle. A l'époque où mes parents "m'obligeaient" à y manger les dimanches je crois me souvenir que c'était la salle à manger (c'est loin...). Elle l'est peut-être encore. Celle salle a été aussi la salle de bal et peut l'être encorel. L'orchestre se tenait dans une loge visible au dessus de la porte de droite.

C'est une piéta trouvé (fin du 15e, début du 16e siècle. au cours de travaux ene1990. Elle trône au pied de l'escalier, celui avec la belle balustrade photographié deux photos avant celle-ci.

Toujours pour copier Annick d'Amiens, je vous propose ce deuxième très vieux document photo en sépia (cela garanti son authenticité) du portail du Cercle, côté rue aux Ours.

Voici la photo actuelle et là encore l'arbre est absolument identique à celui du vieux document. le Palais de Justice est lui aussi sur cette photo.

IL était environ 11h00 et comme vous le constatez, j'ai eu du mérite à avoir fait ces photos au milieu d'une foule gesticulante comme celle des rues très proches et très commerçantes... Je n'ai pas eu peur car les deux dames de la sécurité municipale étaient encore à portée de voix (la mienne)...

Le portail du Cercle, le coin du Palais de Justice sont eux aussi construits avec la pierre jaune de Jaumont, la pierre de Metz depuis des siècles. Plus loin mais tout près se sont les premiers arbres de l'Esplanade. Ils cachent ses jardins à la française.

C'est l'un de ces petits détails qui contribue pour moi au plaisir de me promener dans Metz.

S'il vous plait, ne vous décrochez pas la tête sur la gauche pour lire l'inscription sur le fronton. C'est inutile et surtout dangereux.

Vous vous doutez bien que si j'aime admirer les petits détails j'aime aussi qu'ils encadrent de plus imposants éléments du patrimoine de Metz comme l'est cette porte d'un des anciens hôtels particuliers de la rue.

L'été en ville, nous avons la chance d'avoir dans des jardinières des bouts de Provence. Pendant la "mauvaise saison" elles sont rentrées (pas dans le bureau du maire) dans les serres municipales. Il peut arriver parfois que l'hiver soit rarement très très froid.

Encore l'un de ces quatre très vieux documents (bien conservés) que j'ai trouvés par le plus incroyable des hasards. La rue était alors, comme toutes les rues de l'époque réservées aux piétons.

Voici la même photo prise actuellement. J'ai réussi avec l'aide de ces quatre passants à mettre une jardinière à peu près au même endroit (elle était très lourde) et j'ai obtenu qu'ils se mettent à la même place que les personnages de la photo "avant".

Vous comprenez pourquoi je vous ai supplié de ne pas vous dévisser la tête pour lire ce qui est inscrit sur le fronton de l"Ancienne école d'application de l'artillerie et du génie 1802 - 1870". Au fond de la cour, l'un des bâtiments qui entourent le cloître du Cercle des Officiers.

Il fallait que je vous montre la foule autour de moi, c'est fait !

Cette splendide porte est celle de l'actuelle résidence Théodore de Gargan. Cet autre ancien hôtel particulier (le plus vaste de la rue) est depuis quelques années l'une des résidences qui appartient au même bailleur qui nous loge.

Cette belle et insolite tourelle dans ces immeubles classiques me permet là de vous glisser (l'air de rien) que la rue aux Ours existait déjà au 13e siècle.

Si vous étiez en train d'en douter, je n'ai pas été bousculé par ce militaire qui ne pas même pas fait de l'ombre en passant largement à mon large... J'imagine que vous êtes à même de faire le rapprochement entre ce militaire et le Cercle des Officiers.

C'est le dernier document ancien que j'ai trouvé. Il nous montre que déjà à la fin du 19e siècle la rue aux Ours était aussi calme que maintenant.

Elle l'est toujours aussi tranquille. Je vous en fournirai l'explication mais seulement à la fin de cet promenade le long de cette rue délaissée par trop de monde ici.

Je sais que vous aurez remarqué que la quasi totalité des immeubles de la rue ont été construits en pierre jaune de Jaumont, celle qui donne à la ville sa couleur particulière et unique.

Mais comme toujours il y a une exception à tout, voici un immeuble construit en briques couleur sable et en grès rose.

Il a belle allure même s'il a perdu la boule, celle à gauche au coin du bacon du deuxième étage. Je tiens à dire là que je n'y suis pour rien !

C'est après avoir peu marché car la rue n'est pas longue, avoir beaucoup photographié car la rue le mérite que je suis arrivé près de la rue Pierre Hardie.

Je me suis retourné pour pouvoir vous montrer la rue dans toute sa longueur. Ces voitures en infraction étaient celles de personnes en train de faire visiter ou de visiter plusieurs chantiers de rénovation actuellement en cours dans des immeubles.

J'ai photographié cette superbe porte assez rapidement. Je me suis donné le temps de déposer un petit mot dans la boîte aux lettres en y suggérant un nécessaire bon petit coup de peinture...

Les colonnes de l'immeubles en briques couleur sable sont magnifiques et insolites avec leur style corinthien. Je les trouve surdimensionnées photographiées sous cet angle.

Devant cette très belle porte d'un des autres hôtels particuliers, j'ai fait volontiers l'économie d'un petit mot... Je n'avais rien à écrire car ce vert est parfait.

De style classique, ce très bel immeuble fait le coin avec la rue Pierre Hardie.

Si je m'étais écouté, c'est un immeuble auquel j'aurais consacré une trentaine de photos. Rien que pour les angelots au dessus et de chaque côté de sa porte imposante il m'aurait fallu en faire quatre...

Il fait bien le coin avec la rue perpendiculaire que je reconnais grâce à cette fabuleuse façade innondée de soleil. C'est celle de la Maison des Notaires rue Pierre Hardie.

Au pied de la Maison des Notaires, j'ai eu le choix entre tourner à gauche dans la rue Pierre Hardie et la rue de la Paix pour me retrouver 100 mètres plus loin au bord de la Moselle ou...

Tourner à droite pour remonter la rue du Palais vers la place Saint-Jacques en délaissant le Marché Couvert là sur ma gauche. Il est à moins de 150 mètres par la rue aux Blés.

C'est ce que j'ai fait car j'avais à faire sur la place d'Armes, près de la place Saint-Jacques. J'ai salué Vercingétorix qui en hauteur surveille les passants en face de la Maison des Notaires. Je suis certain que si nous avions à Metz une rue Vase de Soissons il y a longtemps qu'il aurait déserté son coin d'immeuble.
La rue aux Ours est toujours aussi calme, tranquille, déserte car il ne s'y trouve que quatre commerces. Deux donnent directement sur la rue Pierre Hardie et le troisième est accolé à l'un d'eux.
Le dernier "commerce" c'est une discothèque qui se trouve à l'opposé. Elle est à côté de la maison natale de Paul Verlaine. C'est cette absence de commerces qui explique que cette rue qui fait moins de 250 mètres de longueur soit restée résidentielle.