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C'est une contrée entourée d'eau. Je n'ai pas écrit que c'était un marécage...

Son cour d'eau secondaire n'est ni un fleuve, ni un torrent, ni une rivière ni même un ruisseau pourtant il se jette là dans la Moselle...

Voici l'embouchure de cette eau sur la Moselle avec au fond les installations du port céréalier de Metz (le premier de France).

Une seule arche au bout du Pont de Thionville suffit à enjamber cette "petite" eau.

C'est à partir de cet océan d'herbes que j'ai improvisé un très insolite périple dans un "Monde" vert.

J'y ai assisté (de loin) aux exercices d'une danseuse de flamenco...

J'y ai vu des travailleuses et travailleurs en équilibre (jamais précaire) se rafraîchir avec un cocktail de pollens...

J'ai assisté à un dialogue entre les anciens et les enfants avides de leur savoir...

J'ai été admiratif de ces duos silencieux des membres de la tribu des chlorophylliens...

Je suis resté fasciné par la beauté de ces fleurs si délicates...

J'ai appris que pour les chlorophylliens leur ombre est sacrée. Ils ne la rendent parfaitement visible que les jours de grand soleil et uniquement lorsqu'il est au zénith.

J'ai aussi vu une seule petite coccinelle. Elle était immobile. Pour ne pas lui faire peur je ne lui ai pas demandé mon chemin.

J'ai été très intrigué par ces constructions. Grâce à ma rencontre avec une minuscule libellule bleue, je sais maintenant que ce sont des nurseries à pucerons.

J'ai juré d'être discret. Je n'ai que le droit de vous dire que Libellia (c'est son nom) porte ces lunettes car son travail c'est de dénicher des feuillages vierges.

Avant de me quitter, elle m'a recommandé de ne pas m'en laisser compter par ce guerrier en armure rouge et noire. Elle pense que les siens et lui sont arrivés d'Afrique (je me suis demandé et je me demande encore pourquoi...).

Je n'ai pas été surpris du nombre des chlorophylliens car Libellia m'a expliqué que cette tribu envahissait chaque année la totalité de ce territoire entre Moselle et ville.

Bien entendu les énormes marguerites ont encore de beaux jours à vivre dans cette contrée si extraordinaire. Elles servent de fleur de repos à celles et ceux qui sont fatigués.

J'ai de temps en temps fait des rencontres inquiétantes mais pas au point de me mettre à pousser des hurlements de terreur...

D'autres plus agréables m'ont réconcilié avec la réalité de cet univers végétal.

J'ai presque eu un vertige lorsque je me suis rendu compte que j'étais au centre d'un continent vert grouillant de vie...

Papilliana est venue à ma rencontre. Elle aussi est une éclaireuse pour sa tribu. C'est la meilleure. Elle passe son temps à prospecter et connait si parfaitement son territoire que Libellia la jalouse un peu...

Sans aucun doute, c'est une autre nurserie...

Alors qu'il n'était absolument pas belliqueux, je n'ai pas vraiment recherché la conversation avec lui, préférant lui permettre de m'ignorer...

J'ai là la confirmation que les chlorophylliens sont partout dans cet océan de vert.

J'ai même croisé un papillon étranger à la tribu de Papilliana. Je n'ai pas obtenu de réponse à mon salut. Cela ne m'a pas trop vexé car je devais rentrer à mon bureau qui se trouve à quelques dizaines de mètres de cet incroyable petite planète verte.

J'ai su que je ne m'étais pas perdu lorsque dans le reflet de l'eau qui n'est ni un fleuve, ni un torrent, ni une rivière ni même un ruisseau mais qui se jette dans la Moselle, j'ai aperçu ces panneaux directionnels installés devant le porche de l'immeuble où je travaille (encore pour un peu plus de trois mois)...