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Ce jour de l'été 2009, il y avait des ouvriers sur le toit du Centre Pompidou-Metz. Mais c'est vrai, ils sont là, minuscules sur la gauche de cette première photo. Pour qu'ils soient visibles, j'ai déplacé un nuage et j'ai placé la flèche de la grue au dessus d'eux.

Il s'agissait alors (rien que ça...) de tendre 8 000 m2 de toile blanche au dessus de la fabuleuse charpente.

Vous voyez bien qu'il y avait des ouvriers sous la flèche de la grue jaune...

La charpente est constituée de 1 600 poutres d’Épicéa pour un poids de 650 tonnes rien que pour cette toiture. Il y a là l'équivalent d'une forêt de 30 hectares...

Mais non je ne suis pas monter les photographier... Les ascenseurs n'étaient pas encore installés. Je me suis juste mis sur la pointe des pieds.

La toiture a la forme d'un chapeau chinois. Le mat a depuis été débarrassé de ses échafaudages. Il culmine à 77 mètres de hauteur. 1977 c'est l'année de l'inauguration du Centre Pompidou à Paris.

Je me dis là que l'architecte japonais Shigeru Ban a bien fait d'avoir été inspiré par un chapeau chinois avant d'avoir vu ce casque de chantier...

Pendant les semaines de ce chantier de couverture du Centre Pompidou-Metz, j'ai toujours eu envie de demander à ces ouvriers si pendant leurs loisirs ils faisaient de l'escalade où de la varappe...

Ces hommes un jour sont repartis. Trois ans après l'inauguration j'ai eu envie de vous les montrer car sans eux nous visiterions les expositions sous des parapluies...

Puis il y a eu l'inauguration accompagnée de quatre jours de festivités et de gratuité d'accès. Ce soir là, j'ai découvert la charpente de nuit et ce fut une exaltante expérience...

Là haut, au dessus de l'auditorium, c'est le restaurant "La voile blanche". Sa vaste terrasse autour le la tente transparente la nuit est protégé par la vague de la charpente.

Je vous laisse admirer le travail réalisé pour arriver à ce prodigieux résultat. Cette première galerie est à 7 mètres de hauteur. Il y en a trois, chacune fait 80 mètres de longueur, 17 mètres de largeur et 7 mètres de hauteur.

Malgré tous les test sur la résistance de la toile, par deux fois, la toile s'est déchirée à cet endroit pourtant équipé d'un système de chauffage pour faire fondre la neige qui naturellement doit s'y accumuler en glissant le long de l'immense toiture. Plusieurs piliers ont été concernés.

Derrière ces baies vitrées il y a l'impressionnant hall d'accueil.

Nous étions d'en haut de la première galerie surveillés par quelques visiteurs que je sais avoir été (nous l'avons tous été) impressionnés de découvrir le Centre Pompidou-Metz de l'intérieur.

Cette partie de la charpente entoure la seconde galerie pour lui permettre de sortir du bâtiment à 14 mètres de hauteur.

En transparence, il est possible d’apercevoir la tour des ascenseurs vitrés.

Les visiteurs vous permettent d'avoir une idée des dimensions de chacune des galeries. Nous y avons passé depuis des dizaines d'heures au fur et à mesure des expositions proposées.

Sure ce côté, à gauche de l'entrée, en référence à l'architecture du Centre Pompidou à Paris, la "tuyauterie" est apparente comme le sont les escaliers que je suppose être de secours.

La plus hautes des galeries se trouve à 21 mètres de hauteur. Là aussi la charpente a été conçue pour lui permettre de sortir du bâtiment. Je sais que des dizaines de millions de photos ont été prises depuis ce sublime panorama sur le centre ville.

Si nous nous sommes familiarisés avec cet incroyable bâtiment unique au Monde et à Metz..., je sais aussi que nous sommes tous toujours émerveillés de le voir de nuit. Il m'arrive très souvent de me rappeler de ces hommes qui pendant l'été 2009 travaillaient sur le toit.

Chaque année, je renouvelle le "Pass" pour avoir accès en permanence au Centre Pompidou-Metz. Il me permet d'offrir la visite à qui m'accompagne... Je ne me lasse pas des formes arrondies du chapeau chinois.

Une vue de côté, celui de la Grande Nef du rez-de-chaussée. Elle offre un mur d'exposition de 450 m2 de surface et de 18 mètres de hauteur. Il n'y a pas plus grand et plus haut en Europe...

De l'intérieur, la charpente est époustouflante d'élégance et de beauté. C'est au dessus des ascenseurs que le mat monte dans le ciel de Metz.

La haut c'est le balcon de la troisième galerie, celle à 21 mètres de hauteur. On aperçoit aussi celui de la deuxième galerie à 14 mètres de hauteur. Un jour, nous étions dans la troisième galerie quand un violet orage a éclaté. Nous avons alors pu apprécier l'énorme bruit de la pluie sur les 8 000 m2 de la surface de toile blanche.

A travers la cage vitrée des ascenseurs.

Le hall : il me permet de vous dire qu'en fait le chapeau chinois coiffe l'ensemble des installations du bâtiment mais que lui, par exemple, n'est pas chauffé l'hiver. Les galeries, bien entendu, le sont comme les autres parties mais pas cet incroyable hall qui a une hauteur d'une trentaine de mètres.

Cela se voit là sur cette photo : les baies vitrées ne sont pas solidaires de la charpente. Nous nous y sommes habitués et ils ont trouvé la solution pour éviter que le hall deviennent une immense volière . A Metz nous avons des pigeons et ils apprécient d'être au sec...

Le toit de la première et de la deuxième galerie sont conçus pour permettre des expositions, des installations, des animations. Là aussi vous pouvez constater que la charpente ne repose pas sur les baies vitrées qui encadrent le hall.

Cette tourelle marque le centre du chapeau chinois et c'est là, au dessus d'elle que s'élance le mat qui porte la hauteur du Centre Pompidou-Metz à 77 mètres.

Pendant les beaux jours, les grandes baies vitrées sont relevées côté jardin. Oui, il y a un jardin dans le Centre Pompidou-Metz et il est visible là. Le bar le 333, associé au restaurant "La Voile Blanche" y propose sa terrasse et c'est très agréable interrompe la visite des expositions et de sortir boire un verre.

Ni le vélo, ni le roller, ni la randonnée ne sont autorisés sur le toit des galeries. Ce serait pourtant parfait, par exemple pour un concours de danse de salon...

A la suite d'une exposition de Buren, des centaines de miroirs avaient été installés dans la plus haute galerie, cette installation a été mise en place au dessus d'une galerie. L'effet charpente au dessus et en dessous est fascinant...

C'est sur le toit de la deuxième galerie que ces miroirs ont été installés.

Voici le balcon de la plus haute galerie. Bien des visiteurs n'osent pas y accéder, sans doute victimes du vertige. Dommage pour eux car c'est aussi l'une des belles expériences à faire dans le Centre Pompidou-Metz. Là aussi des millions de photos sont faites par des APN de toute nationalité.

Sur 8 000 m2 de surface blanche il est évident de faire le rêve d'y dessiner. Lors de la Nuit Blanche de l'année dernière nous avons été des dizaines de milliers à nous retrouver scotchés devant cette mise en scène fabuleuse sur le chapeau chinois.

Le spectacle a été d'une féerie rarement égalée à Metz. Nous gardons tous de cette séquence de magie un souvenir extraordinaire. La Nuit Blanche 2012 a été exceptionnelle.

Tout était éteint. Là, dans le noir entre mon objectif et le Centre Pompidou-Metz il y avait des milliers de personnes. Oui, ce fut grandiose dans cette nuit particulièrement douce pendant laquelle nous sommes passés devant ou au travers d'animations fascinantes.