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1.
Il faisait samedi très froid. Pourtant Evelyne m'a proposé de sortir.
Moi :
- Il fait si froid ! Allons au Centre Pompidou-Metz. Nous y sommes jamais allés ensemble.
Evelyne :
- Oui... mais il y a de la neige tout autour de Metz. J'ai envie d'exercice, d'air et d'espace.
Nous deux...
Nous sommes montés à Lessy au dessus de Metz.

2.
C'était blanc comme le Centre Pomipou-Metz, plus vaste, plus nature mais tellement moins chauffé !

3.
Je connaissais le ski alpin, celui de fond et de randonnée et bien j'ai découvert à Lessy le ski de bise (glaciale).

4.
Au moins, au centre de ces immenses champs de neige, je n'ai pas risqué un seul instant, d'être pris sous une avalanche.

5.
Je n'ai pas fait de hors-piste mais juste du hors-chemin sur cette neige tombée une semaine avant. Remarquez que j'étais parfaitement équipé... pour le Centre Pompidou-Metz et le centre-ville.

6.
Je me suis dit que si ces herbes fragiles avaient résisté à des conditions extrêmes j'avais des chances d'y survivre quelques minutes...

7.
Le temps de faire plaisir à Evelyne, la radieuse, l'heureuse mais la pas gantée. Le même temps de lui permettre de faire quelques photos. Ce "quelques" est important.

8.
Voici ce qu'elle photographiait...

9.
Moi, de mon côté je photographiais la vie, la vie glacée, transie, engoncée dans des vêtements chauds.

10.
L'écharpe au vent, Evelyne la radieuse semblait me narguer avec ce sourire sur ce chemin aussi froid qu'un poisson dans la cale d'un chalutier de Saint-Pierre et Miquelon.

11.
Voici ce qui la rendait si enthousiaste !

12.
Pendant ce temps moi, de plus en plus refroidi, je faisais du tourisme.

13.
Quelques instants, je me suis même cru quelque-part dans une savane, grillée pas le soleil, à des milliers de kilomètres de Lessy.

14.
Je n'oubliais pas quand même de m'assurer que tout allait bien pour Evelyne. C'était mon chauffeur.

15.
J'étais en train de me demander si la vaste ferme Saint-Georges pouvait être un refuge, pas pour des promeneurs pas vraiment égarés, juste pour ceux en train de geler sur ses terres.

16.
Quand, j'ai vu au loin cette silhouette se diriger vers la forêt. Avant de zoomer, j'ai cru que ce pouvait être Evelyne. Mon amie raffole des arbres. C'est une passion dévorante pour elle, glaçante pour moi lorsque je suis en sa compagnie.

17.
J'ai réussi à la faire venir de par de vers moi. J'avais un "truc" à lui montrer de près.

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Mais non, pas ça... et çà ce n'est pas une termitière !

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Mais ça !

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Vu la hauteur de ce tas de fumier, je crois pouvoir en conclure qu'il y a quelques vaches dans l'étable de la ferme.

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J'avoue là avoir pensé : électricité égal confort, confort égal chauffage, chauffage égal bien-être. Je me suis ressaisi.

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Je ne savais pas qu'Evelyne aurait elle saisi ce moment de solitude et de désarroi dans un si grand froid. Si grand que j'ai pour la première fois utilisé la capuche de mon duffle coat à l'initiative d'Evelyne. Elle m'a sauvé la vie ! Pour être un petit peu moins excessif Evelyne a sauvé mes oreilles.

23.
J'ai proposé, au bout d'un long long long moment et à des centaines, des centaines et des centaines de mètres de sa voiture que nous repartions vers elle. Nous nous sommes enfoncés plus loin sur le chemin.

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Même si ce cycliste était son propre chauffeur, je ne l'ai pas vraiment envié.

25.
Il était pas vraiment rendu. Je n'ai eu qu'à penser au chauffage de la voiture d'Evelyne pour rester à ses côtés.

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Voici ce qu'elle continuait à photographier.

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Moi, je continuais, fasciné, intrigué et impressionné à faire des photos de ces personnes qui étaient là par plaisir sans avoir été "piégé" par une Evelyne.

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Pour passer le temps, pour ne pas penser qu'au froid généreusement amplifié par une bise capricieuse mais pas elle frileuse, je me suis concentré sur ces paysages enneigés.

29.
J'étais dans un univers blanc.

30.
J'étais sur un chemin glissant.

31.
J'étais entouré de forêts.

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J'étais contrarié de n'avoir pas pensé à commander des skis de fond à Noël.

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J'étais fasciné par la magie de cette neige tombée depuis une semaine.

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J'étais rassuré de n'être pas vraiment perdu au milieu de nulle part.

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J'étais aussi gelé que la neige au bord de ce chemin vers la ferme Saint-Georges.

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J'étais bien moins joueur que ces enfants faisant une bataille de blocs de neige. Besoin d'une preuve : regardez ce que s'apprête à lancer petit Doudoune-Rouge.

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J'étais soulagé de voir que le soleil descendait au dessus de l'horizon et que cela pourrait mettre fin à ce périple dans les steppes glacées, pas celles du Caucase, celles du pays de Metz.

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Nous sommes repartis vers la voiture. nous avons quitté ce plateau. Je me voyais de retour en ville en moins de temps qu'il ne me faut là pour écrire ce que je croyais. C'était sans compter sur la fascination d'Evelyne pour des arbres, pour une forêt éclairée en hiver par la lumière d'un soleil couchant...

J'ai eu droit à une suite de plus en plus froide.
Je ne vais pas la censurer. Au contraire, je vous la promets, pour très vite.
Au fait, il est temps que je vous dise que le tandem de la photo n° 1, c'est celui du skieur de la photo n° 3.