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Je sortais d’une réunion à la préfecture. Il était encore très tôt. Je savais que j’allais longer la sublime façade nord de la cathédrale puisqu’elle domine la place de Chambre. J’avais décidé de traverser cette place pour rejoindre les rues très commerçantes et rentrer en flânant jusqu’à chez moi.
Je me félicitais d’être à pied. Sous le soleil de printemps, la luminosité était magnifique, la douceur de l’air très agréable. Je me suis très vite retrouvé en train de photographier quelques détails architecturaux. Puis, mon objectif s’est dirigé vers cette somptueuse façade si parfaitement là éclairée par les rayons du soleil. J’ai alors pris conscience que les gargouilles et les chimères qui trop souvent se fondent dans les arcs boutants de la façade, étaient là très visibles.
C’est ainsi que m’ait venu l’idée de faire un article sur les gargouilles et les chimères de la façade nord de la Lanterne de Dieu. C’est le « surnom » de la cathédrale ici à Metz puisque avec 6 500 m2 de vitraux cet édifice majestueux en pierre jaune de Jaumont possède la plus importante surface de vitraux historiques (du 12e au 20e siècle) au Monde.

La Cathédrale Saint-Etienne de Metz est l’une des plus vastes de France. Sa longueur intérieure est de plus de 123 m, sa surface au sol est de 3 500 m2, sa nef mesure 15 m de large. Grâce au génie du Maître d’œuvre Pierre Perrat elle est depuis 1380 la troisième plus haute cathédrale de France avec une nef à près de 42 m au dessus du sol.
La tour du Chapitre, haute de 65 m, présente un immense crucifix de 5,20 mètres de haut. Il est comme suspendu depuis 1894 au dessus du portail Saint-Etienne. L’actuel crucifix remplace en effet le précédent détruit un siècle plus tôt. Ce crucifix monumental est l’œuvre du sculpteur Dujardin.
Les gargouilles sont les extrémités des conduits d’écoulement des eaux de pluie. Les chimères, statues fantastiques et diaboliques du Moyen-âge, n’avaient elles qu’une fonction purement décorative. Cette statuaire à l’aspect toujours terrifiant avait comme but celui de prévenir, de rappeler au non chrétien et à l’ennemi de Dieu que la protection divine étant déjà sur le bâtiment et le protégeait. C’était le moyen de tenir éloigner le « Mal » de la maison de Dieu et des croyants alors sous sa protection.
J’avais fait l’été dernier quelques photos de nuit. Pour tenter de vous montrer la magnificence de cette façade nord dans les soirées et nuits de Metz, je les ai rajoutées à la fin de cet article car la nuit, la pierre jaune de Jaumont, sous un éclairage «magique », met la cathédrale dans des ors qui la rende visible à des kilomètres à la ronde.
La dernière photo elle montre la façade sud. C’est celle qui donne sur la place d’Armes, celle qui montre la tour de la Mutte sous les échafaudages qui permettent un chantier de rénovation en cours. Prévu pour une durée de quatre ans, il rendra à cette tour de 88 m de haut, c’est elle le clocher de la cathédrale, sa beauté et sa solidité car elle était de plus en plus fragilisée, par les méfaits du temps.
Sur la troisième photo, comme sur la quatrième, le grand crucifix est parfaitement visible comme suspendu dans le vide. Il l'est à mi-hauteur de la tour du Chapitre.
Ce que ce peux affirmer, c’est de n’avoir pas réussi à voir et à photographier toutes les gargouilles de cette façade. Elles sont trop nombreuses, trop hautes et cachées souvent par les grandes voutes.
Finalement, je n'ai pas trainé dans les rues commerçantes...