• Un vieux solitaire...

    Vieil escalier

     

     

     

     

    Au fond de la ville dans un vieux passage

    S’écoule un temps dans l’agonie de l’oubli

    Des barreaux y vivent en linceul de rouille

     

    Souvenir de faim dans triste emballage

    Ici un repas pressé un jour a été pris

    Vent soleil silence ce souvenir brouillent

     

    Le temps sur le mur dessine des ravages

    Pierre dénudée ne se connait plus d’amis

    Jamais ne s’y arrête humain en vadrouille

     

    Aucun renard pour y flatter un seul ramage

    Perdu l’espoir de la présence d’une vie

    Ici seul le vide avec la solitude cafouille

     

    Parfois descend une silhouette sans âge

    Crainte alors d’entendre une chute en cris

    Quand ces marches la pluie toujours mouille

     

    Au fond de la ville dans un vieux passage

    Un escalier ne se connait plus d’envies

    Avec le temps qui passe il s’en débrouille

     

     

     

     

    « Metz ma ville... une phrase... un pangramme...L'Art nouveau à Metz... »
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  • Commentaires

    14
    gavroche
    Dimanche 5 Mai 2013 à 22:41
    gavroche

    tres belle prose ou tout y est:oublie ennui solitude

    triste destin pour (ces escaliers)

    bon samedi amities

    13
    Mardi 8 Juin 2010 à 20:19
    Marc de Metz

     

     

    Je peux te dire qu’ici à Metz, il y en a des centaines et que je n’en connais pas encore d’autres centaines. Je vis dans une vieille ville, elle regorge de ces coins parfois très pittoresques et parfois dérangeant tellement ils sont délabrés. Je t’embrasse, bonne soirée à toi, Marc de Metz.

    12
    Lundi 7 Juin 2010 à 22:40
    flipperine

    et oui dans chaque ville il y a toujours un peit coin bien triste, un petit coin peu rassurant aussi

    bises

    11
    Lundi 7 Juin 2010 à 12:06
    Marc de Metz

     

     

    Le plus souvent, ces endroits délaissés, presque passés de mode et aussi d’utilité m’inspire ce genre de mots. Metz en héberge quelques uns qui immanquablement me troublent ou m’intriguent. Merci Brigitte pour ce commentaire qui me fait plaisir, venant de toi. @mitié d’ici, Marc.

    10
    Dimanche 6 Juin 2010 à 22:41

    Tu as su retranscrire le charme de ce viel escalier oublié. Bonne soirée, Marc !

    9
    Dimanche 6 Juin 2010 à 19:20
    Marc de Metz

     

     

    C’est vrai qu’il est possible de tout imaginer.

    Les endroits d’une ville délaissés, m’intrigues toujours.

    Je les sais avoir été très fréquentés, je les vois oubliés.

    C’est souvent triste mais ils revivront après, c’est certain.

    @mitié de Metz, Marc.

    Bonne soirée à toi.

     

    8
    Dimanche 6 Juin 2010 à 19:17
    Marc de Metz

     

     

    C’est vrai qu’il y a de la mélancolie dans mes mots.

    J’aime bien parfois la ressentir, elle aiguise les sentiments.

    J’ai bien écris « parfois »…

    Je t’embrasse, @mitié de Metz-sous-Orages-d’Eté.

    @ Bientôt Marielle.

     

     

    7
    Dimanche 6 Juin 2010 à 12:14
    Marielle

    Très beaux mots pour un escalier ...de  tristesse...et d'oubli..   

    Avec de très beaux mots tu en fais juste un peu... de mélancolie...

    Merci Marc, je t'embrasse...de mon vieux Berry....Marielle. 

    6
    Dimanche 6 Juin 2010 à 09:28
    abeilles50

    Bonjour Marc,

    Cette image m'inspire aussi un temps arrêté, un abandon de territoire...

    On imagine aisément des instants glorieux où des jeunes enfants jouaient aux billes, ou des amoureux s'enlaçaient assis sur ces marches...

    On peut supposer aussi que ces barreaux ont été posés après une expulsion (la pauvreté y a régnée), ou encore le décès du(de la) propriétaire des lieux...

    Bon dimanche. Bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

    5
    Samedi 5 Juin 2010 à 18:26
    Marc de Metz

     

     

    Je n’imaginais pas que ces mots là allaient tant te toucher car ils ne traduisent que ce que m’inspire un vieil escalier dans un vieux quartier de Metz, au pied de la cathédrale. Il est certain que nous partageons une sensibilité qui nous permet d’être amis Domajj. Je te sais en danger, oui je te sais menacée mais je ressens aussi que tu vaincras cette épreuve et même de loin, tu le sais, je tente de contribuer avec ce dont je dispose pour que tu ne sois pas trop isolée dans ce combat qu’il te faut simplement gagner pour TOI avant tout. Je t’embrasse, très fort. @mitié de Metz au bout d’une journée avec plus de six heures de vadrouille en ville et avant une soirée au terrier des renards. Je pense à toi et surtout j’ai envie là de te supposer savoir prendre de plus en plus soin de toi. @ bientôt mon amie. Marc de Metz.

     

     

    4
    Samedi 5 Juin 2010 à 18:16
    Marc de Metz

     

     

    Merci Gavroche, j’aime donner à ces lieux oubliés une certaine actualité dans des mots qu’ils m’inspirent le plus souvent. Je ne réussis pas à être insensible à tout ce que je vois dans une ville. Bonne fin de journée. Je viens de passer six heures en vadrouille avec Chronique revenue à Metz pour poursuivre sa visite en notre compagnie. Je t’embrasse, @mitié de Metz, Marc.

    3
    Samedi 5 Juin 2010 à 18:11
    Marc de Metz

     

     

    Très belle métaphore du temps qui est arrêté de ta part mon ami.

    C’est vrai que ce vestige d’une présence humaine n’a plus d’âge.

    @mitié de Metz, bonne soirée à toi. Marc.

     

     

    2
    Samedi 5 Juin 2010 à 17:45
    Domajj

    Bonjour Marc,

    Rien que la photo m'inspire beaucoup de chose, j'ai eu la chair de poule rien que de descendre l'escalier, pas de peur, plutôt de fraîcheur... Ces barreaux sont de mauvaise augure... je sens un danger... je me sens en danger... mais je vais affronter...

    Tout cela me renvoit toute cette pauvreté, tous ces gens reniés, renvoyés à rien et bien sûr ça me fait mal, même si tout ce que tu as écrit est formidablement beau et j'aime beaucoup et même si ta photo est magnifique, ça me touche aux tripes, ça me touche vraiment et je constate une fois de plus que nous avons la même sensibilité et que nous sommes sur la même planète...

    Alors, je te dis simplement : Merci Marc d'avoir mis ce texte en ligne, il est beau, il est même très beau et j'aimerais l'avoir dans mes tablettes pour ne jamais oulbier que je dois partager avec ceux qui souffrent... merci à toi, à ta générosité, à ta sensibilité.

    Bon samedi après-midi ensoleillé en terres de Champagne et @bientôt.

    Je t'embrasse très très fort, Ami Marc.

    Ton amie sincère, Domajj - Dame Coquelicot

    PS : Et oui, Ami ces mots sont bien pour toi ... comment as-tu pu en douter ???

    1
    Samedi 5 Juin 2010 à 11:04

    Le temps s'arrête au pied de ses marches, dont les vestiges de nôtre civilisation marquent leur présences.

    Amitié

     

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