• Savoir avoir qu'envie ou renoncer...

     

    Un champ de fenouil

    Envahi de grenouilles

    Un champ de betteraves

    Envahi de gens braves

    Une maison close

    Envahie de filles écloses

    Une mare à canards

    Envahie de renards

    Une barque chavirée

    Envahie de mer démontée

    Une musique fracassante

    Envahie de voix rugissantes

    Une émission enfantine

    Envahie de comptines

    Une vie amoureuse

    Envahie d’heures heureuses

    Une fête cantonale

    Envahie de pastorales

    Une culture de haricots

    Envahie de bourricots

    Une débordante poubelle

    Envahie par des hirondelles

    Une boutique débordante

    Envahie de choses tentantes

    Une soupe de légumes

    Envahie d’agrumes

    Une confiture de groseilles

    Envahie d’abeilles

    Une cuve à l’arrière

    Envahie de matières

    Une camionnette

    Envahie de mignonnettes

    Un journal

    Envahi d’annales

    Un temps d’orage

    Envahi de nuages

    Une vie amoureuse

    Envahie d’heures douloureuses

    Un champ de blé

    Envahi de garçons râblés

     

     

    Rien n’est jamais que vide

    Ni le bonheur

    Ni le malheur

    Ni la joie

    Ni la peine

    Ni la présence

    Ni l’ absence

    Ni la vie

    Ni la mort

    Ni la solitude

    Ni l’amour

    Ni la guerre

     

     

    Rien n’est jamais que rempli

    Pas la guerre

    Pas l’amour

    Pas la solitude

    Pas la mort

    Pas la vie

    Pas l’ absence

    Pas la présence

    pas la peine

    Pas la joie

    Pas le malheur

    Pas le bonheur

     

     

    Tout est à remplir

    Tout est à combler

    Tout est à satisfaire

    Tout est à investir

    Tout est à construire

    Tout est à inventer

    Tout s'accommode de tout

    Tout s'accommode de rien

     

     

    Sauf du vide intérieur

    Seulement du vide intérieur

    « Metz : le Palais du Gouverneur...Senryû : L'infini... »
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  • Commentaires

    8
    Dimanche 20 Décembre 2009 à 18:28
    Marc de Metz

    Nous sommes le dimanche 20 décembre 2009.

     

    En cliquant sur le choix « commentaires sans réponse »…

    Avec effarement je trouve celui-ci qui date d’une éternité.

    Il fait partie de ceux restés sans réponse que là je trouve.

    J’en suis navré et je m’empresse de le déplorer.

    Vraiment désolé de l’avoir laissé sans réponse.

    Je fais le choix d’utiliser un « copier/coller » pour lui répondre enfin.

    Je me sais en train de reprendre contact avec certains d’entre vous.

    Je me sais faire une réponse à certains jamais perdu de vue…

     

    Je te souhaite de très belles fêtes de Noël et de fin d’année 2009.

    @micalement, Marc de Metz.

    7
    Mardi 5 Mai 2009 à 18:50
    Marc de Metz

    Absolument ravi que ce commentaire que je trouve de toi sur mon blog me fasse basculer dans le tien là je découvre des centaines de mots que j’aimerai avoir presque tous écrits avant toi… C’est terriblement passionnant et dérangeant de constater que tes mots pourraient être aussi mes mots et je comprends mieux que tu aies laissé un commentaire sous l’article en question sur mon blog. Je n’ai pas envie d’insister, je sais que tu auras là tout compris, je ne vais que dire que je suis très heureux qu’un autre que moi sache lui mettre en mots tant de choses qui dérapent, qui insultent, qui méprisent, qui blessent, qui tuent aussi… Superbe rencontre pour moi. @mitié de Metz, Marc.  

    6
    Mardi 5 Mai 2009 à 08:54
    Tout est vrai!
    une pensée finale que beaucoup auraient soutés avoir!
    Talent quand tu le tiens!
    5
    Jeudi 4 Décembre 2008 à 09:23
    Nettoue
    Voilé, mon ami Marc, un inventaire des choses de la vie, réaliste, un peu, trés peu, romantique... madré, humoristique... Ecrits avec ton talent habituel.. Je t'embrasse. J'ai été heureuse de vos grands sourires à Lmvie et à toi
    Je t'embrasse
    Nettoue
    4
    Dimanche 24 Février 2008 à 10:41
    Marc de Metz
    Bonjour Dominique, A l'instant, je viens de découvrir votre commentaire. Je crois là être en mesure de comprendre que vous et votre famille devez traverser une mauvaise passe soit angoissante, soit déjà très douloureuse et déstabilisatrice. J'ai parcouru attentivement votre site, lu de très nombreux poèmes que vous écrivez si bien. Vous ne le savez pas encore mais vous et moi partageons bien des "hésitations" communes, des interrogations identiques sur le (je traduis cet ensemble de problématiques de cette façon), Yin et Yang de et dans nos vies. Je vous embrasse, amicalement, solidairement. Marc
    3
    Dimanche 24 Février 2008 à 10:16
    Dominique
    Bonjour, Je crois moi aussi en cette petite lueur,en cette petite lumière que certains jours je qualifierais de "grande lumière". j' y ai toujours cru. Mais en ce moment où j'en ai tellement besoin, ainsi que mon entourage, je ne la vois point et je suis triste... Dominique
    2
    Samedi 16 Février 2008 à 17:58
    Marc et Bernard de M
    Heureusement que cette lueur ou lumière chacun est capable jusqu'au bout de sa volonté de les trouver... Oui elle existe bel et bien. Elle peut avoir une intensité différente pour chacun aussi. La voonté est quand même un paramètre qui peut être anéanti quand même et alors là je sais que ce n'est que dans l'ombre que l'on croit, suppose son salut possible... Je le sais aussi. Marc
    1
    Samedi 16 Février 2008 à 11:39
    marinachili
    Comme je viens de l'écrire à une autre amie : Thaddée sur son blog "papier de verre", Même losque tout semble noir, sombre, dans une impasse, il subsiste toujours une petite lueur au bout du tunnel...Je le sais...
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