• Metz : j'ai ouvert le sarcophage de mes passés !

     




     

    A vous amis souvent en lecture de mes maux racontés

    Explications en demeure de vous apporter j’ai envie

     

    Je vous livre ces mots affirmés en contraires inventoriés

    Homme sage je reste même homme rejeté dans son infini


     

    A ces années violentées et définitivement compostées

    Elles me gardaient captif d'une mémoire initiée et secrète

     

    Je devais rétrocéder un passé trop composé et saturé

    Me rendre acteur d'une vie acceptée devenue concrète
     

     

    J'avais des souffrances en auréole et des bonheurs encavés

    Je suis de moi l’auditeur permanent confidentiel et ultime

     

    Rescapé d'un passé sarcophage jusque là jamais apaisé

    De n'avoir point été énoncé dans un écrit journal intime


     

    Passé en torchis de sentiments définitivement calfeutrés

    Obscur chantier d'une maturité délocalisée dans mes peurs

     

    Moments d'une vie amorcée puis dans la douleur basculée

    Sans nul autre tord que de n'avoir pas su être l'un des leurs


     

    Pleurs étouffés haine quantifiée refus d'être par eux muselé

    Heures en écoute de moi avant de ces souffrances m’absoudre

     

    Paria dans cette vie en maison de famille je m'y savais rejeté

    Miséreux de survivre à tout instant sans jamais en découdre


     

    Mois semaines jours heures en écriture à vous offrir en pâture

    Vendre mon âme serait là un indécent obstacle à notre amitié

     

    Ecrire en sérénité car en vécu apaisé caviardé de ses ratures

    En bordure de mes souffrances je déclame fort une vie aimée
     

     

    Unique chronologie de mes renoncements celle de ma maturité

    Morceaux de vie seulement contraints entre absence et silence

     

    Années en attente vaine d’un retour dans mes droits d’aimer

    Délivrance acquise et affirmée malgré je le sais son indécence


     

    Homme et calendrier de ces vies enfin amputées de la mienne

    Père privé de ses rêves mais homme avec lui-même réconcilié

     

    Aucun autre gestion des sentiments d’avant qui me détiennent

    Je me sais moi en trop tard d’espérance de retrouver ceux aimés



     

    « Je me souviens qu'il y a un an...Un souvenir d'enfance... »
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  • Commentaires

    20
    Dimanche 11 Janvier 2009 à 18:09
    Marc de Metz

    Je suis toujours en même temps très heureux et aussi troublé lorsque l’une ou l’un de ceux qui me lisent me disent ce que là tu me confies. J’ai envie de penser que nous sommes très très nombreux à savoir écrire de cette façon, il suffit d’oser, ce que je fais. Je ne peux que te suggérer de ne plus te censurer et de te laisser venir des mots pour dire, partager, raconter… Merci, merci pour ce commentaire. Bonne fin de journée, @mitié, Marc.

    19
    Dimanche 11 Janvier 2009 à 05:59
    apetab64
    Bonjour Marc

    Dimanche matin tôt ... je ne dors plus et je suis devant mon écran avec un café ... Je me suis dis "" tiens je vais aller voir un peu son dernier sujet"" ... j'ai lu . J'aime les mots lorsqu'ils sont exprimés avec le coeur ....Je suis émue et troublée ... car ces mots si bien exprimés ... j'aurai pu les écrire aussi .... mais j'en suis encore incapable ......

    Bisous
    18
    Samedi 10 Janvier 2009 à 15:38
    Marc de Metz

    Bonjour Nettoue, c’est pour moi, justement parce que j’ai fait un tri définitif dans mes souffrances, qu’elles sont définitivement remisées au tabernacle de mes peines que je peux écrire tout ce que je tente de partager avec vous celles et ceux qui avez la gentillesse de me lire. Non, rien de ce que j’écris n’est un appel à l’aide ou un appel à venir partager mes manques… Je sais moi être totalement serein et même totalement exempté à vie de ces souffrances du passé. Si ce devait ne pas être le cas, je n’écrirais jamais sur ce sujet car j’en serais encore incapable… Mais, j’arrive à comprendre que d’autres que moi puissent douter que je sois aussi serein. Merci de ce commentaire, je t’embrasse très fort. Bonne journée. Marc.

    17
    Samedi 10 Janvier 2009 à 09:49
    Nettoue
    On peut penser que lorsque l'on est prêt à parler de ses douleurs anciennes, on est aussi prêt à accepter de les guerir...Mais en toi, il y en a que tu n'acceptes pas bien sur, parce-quelles sont mêlées à un grand sentiments d'injusqtice... Et parce-que, toujours à fleur de peau, elles se ravivent aux moindres effleurement...Je suis ton amie Marc
    Et je t'embrasse affectueusement
    Nettoue
    16
    Samedi 25 Octobre 2008 à 15:46
    Marc de Metz

    Amie Nettoue, je ne suis plus en déception de père, mais je tiens à en parler pour avoir fait cette belle expérience que d’en parler protège justement de ces déceptions… Je prends l’amitié comme unique vecteur de vie pour moi car je n’ai aucun succès dans ma famille ni dans celle d’où j’arrive ni dans celle que j’ai « fabriqué » de la petite moitié de ses pièces seulement. Je ne suis jamais triste car dix ans sont devenus un vrai paravent à cette tristesse. Je me satisfait simplement de ce que j’ai à partager dans ma vie, pas de ceux que j’ai perdu sans jamais l’avoir ni souhaité ni provoqué. Je te remercie de ces mots et je t’embrasse, très fort. Marc, @ bientôt.

     

    15
    Mercredi 22 Octobre 2008 à 06:25
    Nettoue
    Une plongée dans ces rêves, anciens, rien de mieux pour nostaliger. Même si comme tu le dis, la maturité aidant, la sagesse, aide à se construire la tête diffèramment. Se qui hélas, revient parfois dans tes poèmrs, et je m'en attriste pour toi, sont tes déceptions de père... Ca ne remplace pas, bien sur, mais tu as beaucoup d'amis, et d'amies !
               Je t'embrasse            Nettoue
    14
    Mercredi 1er Octobre 2008 à 22:47
    Marc de Metz

    Je rajoute alors Marlou : connaissance de mon moi et plus que tout : acceptation de celui que je suis devenu et qui a té fait par tout ce que j’ai vécu et vaincu dans ma vie. Je t’embrasse, @mitié, Marc.

     

    13
    Mercredi 1er Octobre 2008 à 22:19
    Marc de Metz

    Bonsoir Gary, ce que je peux te dire c’est que ta peinture me touche et je la trouve particulièrement sensible. Je ne peux pas expliquer ce qu’est mon abstraction dans mes couleurs et dans mes formes mais ce que je peux dire c’est qu’elles sont l’expression de mes envies et rêves les plus intimes et permanents. Je te remercie de ce commentaire et je te dis @ bientôt. @micalement, Marc.

    12
    Mercredi 24 Septembre 2008 à 18:14
    Lucidité et courage, voilà ce que disent tes mots, en toute amitié
    11
    Mardi 23 Septembre 2008 à 17:09
    gari
    bonjour Marc ,  je viens de découvrir tes trois galeries  en passant
    chez Andrée ,  c'est tres interessant , tu arrive a faire vivre tes abstractions  , moi j'y arrive pas encore , bravo , 

    Gari
    10
    Samedi 26 Juillet 2008 à 17:51
    Marc de Metz

    Je crois que là j’ai bien été compris lorsque j’affirme avoir assez caviardé mon passé pour que je vivre libéré dans ce présent que j’ai envie de ne conjuguer qu’au futur. Merci de ton commentaire Isabele, amicalement, Marc. @ bientôt.

    9
    Vendredi 25 Juillet 2008 à 04:03
    isabelle
    "écrire en sérénité car en vécu apaisé caviardé de ses ratures"
    c'est tout à fait ça, belle réunion d'hier et d'aujourd'hui
    8
    Jeudi 24 Juillet 2008 à 18:34
    Marc de Metz

    Merci Violette, j’apprécie ce que tu me dis là. Ce n’est pas un nouveau poème, il doit dater de quelques semaines, je l’ai republié car je suis moins devant mon ordi ces jours-ci. Je te souhaite une bonne soirée amie. Marc.

    7
    Jeudi 24 Juillet 2008 à 09:56
    marinachili
    Un nouvel état d'âme dans un nouveau poème. Tu écris avec le coeur et chaque mot est touchant. je t'embrasse. Ton amie Violette.
    6
    Jeudi 29 Mai 2008 à 14:03
    Marc de Metz

    Mon ami Robert, sans aucun doute alors n’auras-tu pas trouvé dans les articles de mon blog des dizaines d’autres écrits qui peuvent me donner et je l’ai le sentiment de bel et bien l’avoir ouvert le sarcophage de mon passé… Il l’est <Robert, je te l’affirme amicalement, et j’ai usé de centaines ce mots pour y arriver. Je te souhaite une très belle semaine, merci de ta visite et @ bientôt. Marc.

    5
    Mercredi 28 Mai 2008 à 17:12
    Robert
    Tu l'entrouvres à peine, le sarcophage de ton passé, Marc. Tu gardes tes secrets car tu es trop pudique et tu crains trop d'ennuyer tes lecteurs. Pourtant, cela te ferait peut-être du bien d'en dévoiler un peu plus ... Robert
    4
    Lundi 12 Mai 2008 à 17:26
    Marc de Metz

    Metz : j'ai ouvert le sarcophage de mon passé !

    Bonjour Galatée, je suis très touché par la teneur de ton commentaire sous cet article, je te devine aussi dans des souffrances qui peuvent ne pas être les miennes, mais qui me semblent là te montrer sous des heures en « tristounerie »… Oui, en effet l’écriture pour moi a su être un baume sur bien de mes blessures et je n’ai qu’un regret ne pas m’y être confronté avant. Merci de ce passage dans mes mots et aussi et surtout de m’en avoir laissé trace. Avec mon amitié, Marc de Metz



     

    3
    Dimanche 11 Mai 2008 à 15:15
    Galatée
    "Homme et calendrier de ces vies enfin amputées de la mienne Père privé de ses rêves mais homme avec lui-même réconcilié" "Femme et calendrier d'une vie amputée de la mienne Fée privée de ses rêves mais par l'écriture parfois conciliée.
    2
    Vendredi 9 Mai 2008 à 22:02
    Marc de Metz
    Metz : j'ai ouvert le sarcophage de mon passé !

    Merci Michel de ce chaleureux commentaire. Tu es le seul à en avoir laissé un sur ce poème. Il me fait donc un très grand plaisir. Je te souhaite une bonne fin de soirée, il est 22h00 à Metz et cette douce soirée, je la passe à répondre à ces sympathiques commentaires. Je suis en retard pour le faire… Amicalement, Marc de Metz. @ bientôt.



     
    1
    Jeudi 8 Mai 2008 à 17:31
    stellamaris
    Magnifique poème, merci du bon moment passé à te lire
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