• Le coeur écritoire / L'échelle (1971)

     

     

     


    Une échelle est devant moi
    Je gravis le premier échelon
    Et je vois
    Je vois ce qu’avant moi
    Les hommes ont fait sur les monts
    Sur le deuxième barreau il est en bois
    Je pose le pied et je regarde
    Je regarde les hommes de la ville prisonniers
    Je vois ce qu’ils n’ont pas su faire
    Après avoir vu
    Sur le troisième barreau la mer coléreuse
    Sur le quatrième barreau le vent hurleur
    Sur les cinquième barreau une fille frileuse
    Sur le sixième un jeune penseur
    J’atteins le bout de l’échelle de fer
    Et le plafond des nues
    Alors je vois ce que j’aurais pu faire
    Aider les hommes à construire
    Délivrer les citadins de la ville et la détruire
    Devant la tempête faire rentrer les bateaux au port
    Calmer le vent qui pleure de l’hiver la mort
    Couvrir la fille d’une couverture
    Des pensées du penseur essayer de faire la lecture
    Mais le septième barreau est cassé
    Et je tombe
    Sans avoir rien pu faire
    Mais étant paresseux
    Je préfère être dans la tombe…
     
    Marc, écrit à Metz le 27 mars 1971



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  • Commentaires

    8
    Jeudi 16 Juillet 2009 à 17:46
    Marc de Metz

    Vraiment désolé de ce très grand retard dans cette réponse à ton commentaire. C’est ici l’été et je suis plus que jamais occupé ailleurs que je ne peux l’être sur mon clavier… Mes amis(es) ne veulent pas que je leur refuse aussi ma compagnie l’été, à cause de ce blog, de vous…

     

    Bonjour Fanfan, je n’étais qu’ado lorsque j’ai écrit ce poème… Je devais m’en douter mais l’avenir que j’avais alors m’a fait monter en haut d’une échelle et surtout, trop souvent, tomber brutalement et douloureusement en bas… Je devais avoir compris que rien n’est acquis et qu’il ne faut pas être arrogant avec la vie… Je t’embrasse, @mitié de Metz, Marc. @ bientôt.

    7
    Vendredi 10 Juillet 2009 à 10:46
    fanfan
    très beau ton poème!voir le monde d'en  haut  peut-être de prendre un peu pour Dieu et finalement  se retrouver homme (un peu brutalement!!)
     belle poésie aussi sur l'Afghanistan  pleine d'espoir en l'avenir  mais qui peut rebasculer à tout moment ;
    je te souhaite un bon week end ; je t'embrasse
    6
    Mercredi 15 Octobre 2008 à 20:28
    Marc de Metz

    J’ai du patienter presque quarante ans avant de devenir Architecte d’intercoeurs et cela n’est possible qu’en votre compagnie à toutes et tous. Bonne soirée au PPL qui doit comme notre belle Lorraine être en train de basculer en hiver… Je t’embrasse Ptitsa, @mitié, Marc.

    5
    Mercredi 15 Octobre 2008 à 10:18
    Ptitsa
    Mais bien heureusement, tu n'y es pas, dans la tombe... et tu es devenu Architecte d'intercoeurs, faisant par là bien plus que tout ce que tu n'as pas fait là, dans ce poème. :)
    4
    Samedi 16 Août 2008 à 19:05
    Marc de Metz

    Je ressens, bien plus modestement qu’au moins j’ai réussi à me sauver moi d’une désespérance engendrée par une incompréhension totale et permanente vis-à-vis de ceux de ma famille. Je suis là avec plus un cœur écritoire car je me raconte dans des mots que je publie et cela finit de me réparer car je sais être libre de me faire lire de vous en ayant enfin accepté que de ne pas être aimé de ceux que l’on aime ne signifie pas que l’on est méritant de rien ! Merci de ton commentaire, merci de ton amicale présence, merci. Amitiés, Marc.

    3
    Samedi 16 Août 2008 à 09:28
    marlou
    On te retrouve bien là, aujourd'hui comme hier, à vouloir sauver le monde...et on dirait que tu y es arrivé! Amitiés
    2
    Jeudi 7 Février 2008 à 23:22
    Marc et Bernard de M
    Merci, car habile d’être passé voir notre blog puisque me voici sur le tient… Ainsi tu étais déjà fœtus en mars 1971 et bien je ne peux que t’en féliciter pour peu que tu sois aussi content de ton sort que ne me le laisse supposer ta photo. Moi, je n’ai fabriqué un bébé qu’en août 1971. J’ai remisé, sous le soleil guadeloupéen, de par de vers la maman et bien profondément une graine fille ? Un détail qui ne déplaît ni à sa mère ni à son mari : elle, elle ne porte pas la barbe aujourd’hui. Je ne sais pas de qui est : "Plus on est de fous aux lèvres gercées, plus on a mal quand on rit." Et toi sais-tu de qui est : “Moins on parle, plus il y a de place dans le silence.“  Je trouve ton blog très sympa… Marc, fou sans aucun doute mais jamais avec des lèvres gercées. Le froid par ma calvitie ne s’attaque qu’au cerveau. Ton blog est très très sympa. Je ne regrette pas ma visite.
    1
    Jeudi 7 Février 2008 à 22:51
    mars 1971 J'étais déjà foetus
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