• Le coeur écritoire de Metz / A travers la bouteille




    Regarde à travers la bouteille
    Tu vois un champ de groseilles
    Où jouent des filles et des garçons
    Prés d'une très grande maison
    Regarde donc la fenêtre
    Une demoiselle est prête
    Pour aller à la grand-messe
    Elle fait un signe qu'elle t'adresse
    Redoute donc son vieux père
    Qui sous le figuier à terre
    Ramasse sa pipe bourrée
    Qu'il venait de laisser tomber
    Tu fais signe à cette fille
    Tu nous la montres très gentille
    Très jolie dans sa robe blanche
    Qu'elle a mise en ce beau dimanche
    Mais tu mens car tu ne vois rien
    Tu n'es que toi que Marc
    Qui à travers le verre épais
    N'a jamais pu rien admirer

    Marc / Metz le 1er avril 1971



    « Vivre en Moselle / La petite serre bleue des jardins de Laquenexy...Vieille porte percluse d'oubli... »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

  • Commentaires

    12
    goranie
    Dimanche 5 Mai 2013 à 22:34
    goranie

    Ce poème t'a permis de libérer une infime partie de ce joug qui te pesait.

    A.

    11
    Vendredi 8 Avril 2011 à 17:33
    Marc de Metz

     

     

    Oui, bien vu de ta part ! Je vivais en rebelle, en paria, en exclu dans ma famille…Je me souviens de tout, mais cela est tellement moins douloureux et terrifiant qu’alors. Merci pour ce commentaire, il me touche. Bonne fin de journée, Marc de Metz. @mitié.

    10
    Mardi 31 Mars 2009 à 23:49
    Marc de Metz

    Merci Hevie pour ton commentaire, grâce à toi je me souviens qu’à 17 ans j’étais amoureux fou de ma future ex-femme… ce que j’avais totalement oublié et que je me doutais pas avoir pu laisser apparaître dans ces très vieux mots de plus de quarante ans… Bonne nuit, Marc de Metz.

    9
    Mardi 31 Mars 2009 à 23:39
    Marc de Metz

    Loic, à cet âge je ne voyais que l’horizon familial très bouché et qui était celui d’un terrain de guerre entre mes parents et moi. Je me rappelle que je vivais sans ne jamais parler à personne dans ma famille, sans jamais rien partager avec eux. Je me rappelle que ce fut une période absolument terrible pour moi car au quotidien je devais me battre contre eux deux… J’étais vraiment avec une vie à venir que je ne voyais qu’au travers d’un verre trop épais pour en supposais les contours… Bonne nuit Loic, @ bientôt, Marc de Metz.

    8
    Mardi 31 Mars 2009 à 23:17
    Marc de Metz

    J’ai ouvert les yeux sur le Monde, sur ce Monde, un an après avoir écrit ce poème… Jusque là j’étais prisonnier d’une famille avec laquelle j’étais en guerre et de laquelle je dépendais entièrement ! J’étais prisonnier et je rêvais en écrivant… Je t’embrasse Solange, @ bientôt. Bonne fin de journée à toi.

    7
    Mardi 31 Mars 2009 à 23:13
    Marc de Metz

    Depuis 1971 Eva, je me suis libéré du joug de l’autorité de mes parents, j’avais 18 ans, et j’ai en effet commencer à regarder le Monde, parfois douloureusement, parfois avec bonheur… depuis, j’ai vécu quarante ans de plus… Je t’embrasse, @mitié, Marc de Metz.

    6
    Mardi 31 Mars 2009 à 22:29
    Marc de Metz

    Bonjour Fanfan, à cette époque j’étais déjà en guerre avec mes deux parents, j’étais isolé dans ma famille, j’étais solitaire et j’avoue que je vivais très très mal cela. Je ne me souviens pas ce qui m’aura fait écrire cela sauf que je me rappelle que je vivais écrasé car prisonnier de cette famille et le Monde me semblait inaccessible coincé dans les limites de l’autorité parentale absurde et impitoyable autant que permanente au quotidien. Je t’embrasse, @ bientôt, Marc.

    5
    Mardi 31 Mars 2009 à 20:29
    fanfan
    C'est très frais  et même  adolescent .. Marc qui n'admire rien?  allons donc!!!bises
    4
    Mardi 31 Mars 2009 à 17:43
    eva48
    ignorance de l' adolescence,depuis tu as appris à voir et à regarder,donc à comprendre
    3
    Mardi 31 Mars 2009 à 16:16
    Solange
    Beaucoup d'imagination pour une personne qui ne voit rien. À travers tes mots moi j'ai tout vu.
    2
    Mardi 31 Mars 2009 à 12:41
    loic
    Qui sait évoquer, sait voir. Cela ne fait aucun doute car la vue peut voir l'aspect mais tout aussi bien l'âme, la sensibilité, la richesse cachée. L'écrit est une radiographie performante ! Amitiés. Loic
    1
    Mardi 31 Mars 2009 à 12:10

    Comme c mignon de poème qui décrit un Marc fragile, humain, amoureux...c très beau !

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :